6 sucreries typiquement belges qui font partie de notre histoire

Sucreries belges

Quand il s’agit de sucreries, la Belgique se défend assez bien ! Ses spécialités ne se limitent pas aux pralines et aux gaufres. Presque toutes les régions du pays ont leurs propres traditions locales. Toutes aussi riches en saveurs qu’en anecdotes historiques.

Alors, laissez-vous tenter par notre sélection de gourmandises bien de chez nous et découvrez un peu de notre histoire en consultant notre première liste des meilleures friandises sucrées uniques et intemporelles.

1.  Les cuberdons

les cuberdons, une sucrerie typiquement belge

Le bonbon belge non chocolaté le plus connu est sans doute ce petit cuberdon en forme de cône, violacé dont l’enveloppe externe croquante laisse place à un tendre moelleux sucré lorsque vous mordez dedans. Le parfum original est à la framboise mais il existe un grand nombre de variantes de différents goûts.

Bien que le cuberdon soit connu comme un bonbon traditionnel Gantois, ses origines sont un peu plus confuses. En Flandre, on dit que le nom dérive de “kuper”, qui signifie “cône”. Dans d’autres patois flamands, on l’appelle aussi communément “neuzeke” (petit nez).

Côté francophone, ces gourmandises sont souvent appelées “chapeau-de-curé” ou “chapeau-de-prêtre”, par allusion à leur création supposée par un membre du clergé Belge au XIXe siècle. Enfin, on l’appelle parfois “cul de bourdon”, car il est susceptible d’attirer l’insecte s’il est laissé sans surveillance.

Les cuberdons ont même fait la une des journaux nationaux en 2014 lorsque deux vendeurs concurrents sur la même place de Gand se sont affrontés pour savoir qui fabriquait les meilleurs cuberdons.

2.  La “Liers Vlaaike”

Liers Vlaaike

“Het Liers Vlaaike”, ou « la tarte de la ville de Lier », est une sorte de cupcake épicé. La recette est classée “top secrète”, tout comme la méthode de cuisson.

Les premières mentions de cette tarte remontent à 300 ans et en situent l’origine dans l’une des plus anciennes pâtisseries de la province d’Anvers appelée “Vlaaike”.

Comme le raconte si bien Felix Timmermans, écrivain né à Lier au XXe siècle, la Vlaaike a bénéficié de l’indulgence royale. Il y a environ 120 ans, un boulanger de Lier du nom de Sooike van der Musschen participait à une exposition commerciale visitée par le roi Léopold II. Alors que les exposants sont généralement obligés de rester en arrière pendant que le roi fait le tour de l’exposition, ce boulanger a osé aller de l’avant pour présenter une “Vlaaike” au roi. Le roi l’a goûtée, l’a aimée et a demandé quels en étaient les ingrédients. La réponse de Sooike fut inattendue : « C’est un secret. » Le roi aurait ri et aurait dit : « Ne vous inquiétez pas, je n’entrerai pas en compétition avec vous. » Quelques semaines plus tard, les armoiries royales apparaissaient au-dessus de la boulangerie de Sooike, le déclarant « Fournisseur de la Cour ».

3. Les bonbons Napoléon

Bonbon napoléon

Les bonbons Napoléon sont des bonbons durs, assez croquants mais tellement délicieux. La saveur originale est le citron mais on peut maintenant en trouver dans une grande variété de goûts, y compris la framboise, la réglisse et le cuberdon.

Curieusement, cette dénomination impériale n’a aucun lien réel avec M. Bonaparte. Son créateur, le boulanger anversois Louis Janssen, baptisa le doux Napoléon en 1912 simplement pour concurrencer les truffes au chocolat d’un autre boulanger appelé « César ». Les bonbons napoléoniens ont survécu à leurs homologues romains, devenant très populaires parmi les Anversois et dans tout le Benelux.

4. Les couques de Dinant

Couques de Dinant

Ne vous laissez pas décourager par le côté dur de ces biscuits au miel qui sont en fait très savoureux et addictifs.

En 1466, Dinant a été assiégée par Philippe Le Bon, Duc de Bourgogne, et selon la légende, ses habitants affamés ne possédaient que deux ingrédients pour cuisiner : la farine et le miel. Tirant le meilleur parti de ce qu’ils avaient, ils les ont malaxés ensemble et ont fait cuire le résultat au four. Ces deux ingrédients ont donné naissance à la fameuse couque de Dinant. Compte tenu de sa texture dure, les habitants auraient même jeté leur nouvelle invention culinaire aux ennemis de la ville !

Que cette légende soit vraie ou non, les Couques de Dinant sont aujourd’hui encore fabriquées selon la même recette. Elles sont pressées dans des moules en bois sculptés à la main avec des représentations diverses.

Si vous voulez essayer ces biscuits au miel, il est conseillé de les casser en morceaux et de les laisser fondre dans la bouche, ou encore de les tremper dans du thé chaud ou du café. Un vrai délice !

5. Les babeluttes

Babelutte de Moeder Babelutte à Blankerberg

On dit que le nom de ces caramels à mâcher vient des mots néerlandais “babbelen”, bavarder et “uit”, s’arrêter, l’idée étant qu’une fois que vous aurez mis une de ces friandises dans votre bouche, vous ne pourrez plus parler !

Les bonbons en forme de tube ont été produits pour la première fois au XIXe siècle par Rosalie Desmedt, que les touristes français surnommaient Mère Babelutte.

Aujourd’hui, les “babelutten” sont vendus le long de la côte belge dans une chaîne de magasins Moeder Babelutte. Les boutiques et les confiseries sont immédiatement reconnaissables à leur emballage bleu et blanc marin.

6. Les gaufres

Les gaufres en Belgique

Terminons par un classique : la gaufre ! Qu’elle soit de Liège, de Bruxelles ou basée sur une recette d’une autre région, la gaufre reste l’une des sucreries les plus appréciées dans notre plat pays.  Son succès repose sur la multitude des accompagnements possibles (chocolat, chantilly, confiture, ….). Chacun a sa petite préférence ! Elle est partout dans le pays, au point même qu’il est difficile de trouver son origine historique.

La gaufre de Bruxelles serait apparue en 1842 alors que celle de Liège aurait été inventée par le cuisinier du prince-évêque de Liège durant le 18ème siècle. D’autres sources historiques mentionnent le mot “Walfre”, couramment utilisé au 12ème siècle et signifiant “rayon au miel” en vieux français. On a retrouvé également des anciens moules à gaufres datant du 13ème siècle dans un atelier d’un forgeron.

Bref, il est assez difficile de confirmer la première création de la gaufre en Belgique mais que cela ne nous empêche pas de garder notre esprit critique en goûtant toutes ses variantes pour les comparer 😉 !

 

Bien entendu, il existe d’autres exemples de sucreries qui font partie de notre histoire. N’hésitez pas à réagir en commentaire pour nous faire part de vos suggestions et avis. Nous compléterons cette liste avec plaisir !

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